Faire progresser l’avenir du développement et de l’apprentissage de l’enfant

Le CIFAR et la Jacobs Foundation, basée en Suisse, se sont associés pour soutenir les recherches interdisciplinaires de scientifiques en début de carrière sur l’apprentissage et le développement des enfants et des jeunes, permettant ainsi la mise à l’échelle efficace des politiques et des pratiques éducatives à l’échelle mondiale. Le nouveau programme de bourses de recherche CIFAR Jacobs harmonise les missions complémentaires du CIFAR et de la Jacobs Foundation afin d’offrir aux scientifiques en début de carrière davantage d’occasions de transposer leurs travaux en impact sociétal. Douze remarquables scientifiques ont obtenu une bourse de recherche CIFAR Jacobs dans le cadre de la cohorte inaugurale 2026-2028. Cette première cohorte représente un éventail très diversifié de spécialités de pointe, dont les travaux interdisciplinaires abordent d’importants domaines de recherche, notamment l’incidence des phénomènes climatiques extrêmes sur la scolarisation, l’éducation des personnes réfugiées dans les zones de crise, ainsi que les effets de l’IA et du temps d’écran sur la santé mentale des enfants.

De jeune chercheuse à figure de proue de l’IA : Le parcours d’Alona Fyshe au CIFAR

Le parcours d’Alona Fysheau sein de l’écosystème du CIFAR témoigne avec force de l’impact à long terme du soutien apporté aux scientifiques en début de carrière. Sélectionnée en 2016 comme membre de la première cohorte du programme des chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli au sein du programme Cerveau, esprit et conscience, Alona Fyshe a commencé son parcours par l’exploration des mécanismes profonds de la cognition humaine. Dix ans plus tard, elle est devenue une sommité mondiale dans son domaine, membre à part entière du programme Apprentissage automatique, apprentissage biologique et titulaire de chaire en IA Canada-CIFAR à Amii, où elle a récemment été nommée directrice des activités scientifiques. Son parcours illustre comment soutien précoce, mentorat et liens durables peuvent propulser de brillants cerveaux de la relève vers des rôles de premier plan.

Aujourd’hui professeure agrégée d’informatique et de psychologie à l’Université de l’Alberta, Fyshe travaille à fusionner l’esprit biologique et l’esprit artificiel. En mettant à profit l’apprentissage automatique pour analyser les images cérébrales de personnes en train de lire, son laboratoire étudie comment les humains représentent et associent les mots pour traiter des notions complexes. Outre ses recherches principales, elle œuvre à la sensibilisation du grand public à l’IA et a récemment lancé le cours de synthèse du programme de premier cycle AI Everywhere à l’Université de l’Alberta.

Le lien profond qui unit Fyshe au réseau du CIFAR continue de susciter des avancées interdisciplinaires déterminantes. Elle a récemment co-lancé un projet Catalyseur collaboratif avec Natalie Brito (ancienne membre du programme des chercheurs mondiaux au sein du programme Développement du cerveau et de l’enfant) intitulé Caractéristiques de l’apprentissage chez le nourrisson et leur utilité en IA. En faisant converger les connaissances issues du développement de la petite enfance et celles de l’apprentissage automatique de pointe, cette initiative est l’exemple même des travaux scientifiques novateurs que le CIFAR a pour vocation de soutenir.

« Le programme des chercheurs mondiaux a profondément changé le cours de ma carrière et c’est grâce à lui (je crois) que j’ai pu nouer de tels liens, lancer de telles collaborations et faire ainsi évoluer ma carrière universitaire. Le CIFAR a élargi mes horizons, et je suis certaine que ma carrière en recherche s’en trouve enrichie; j’espère qu’elle aura ainsi davantage d’impact. »

Le CIFAR tient à rendre hommage à la Fondation Azrieli, dont le soutien généreux et visionnaire a joué un rôle déterminant dans le lancement et l’évolution du programme des chercheurs mondiaux. En tant que partenaire fondateur, l’engagement profond de la Fondation a ouvert la voie aux dix premières cohortes du programme (2016 à 2025).


Le Forum sur l’interdisciplinarité radicale : Savoirs autochtones a réuni près de 50 scientifiques autochtones de 17 pays afin d’explorer des solutions qui sortent du cadre des disciplines occidentales traditionnelles.

Interdisciplinarité radicale : Favoriser les collaborations mondiales

L’interdisciplinarité radicale au CIFAR sert de banc d’essai collaboratif, conçu pour faire tomber les cloisonnements universitaires traditionnels et favoriser l’émergence de nouveaux réseaux mondiaux. En 2025-2026, ce modèle a pris forme grâce à deux rassemblements internationaux marquants. À Banff, en Alberta, le CIFAR s’est associé au Centre Ngā Pae o Te Māramatanga pour l’excellence en recherche maorie, situé à Aotearoa (Nouvelle-Zélande), pour la tenue du premier Forum surl’interdisciplinarité radicale : Savoirs autochtones, réunissant près de 50 scientifiques autochtones de 17 pays afin d’explorer des solutions qui transcendent les disciplines occidentales traditionnelles – un événement marquant qui constitue un tremplin fondamental pour l’engagement à long terme du CIFAR visant à renforcer les capacités et à garantir que les méthodologies autochtones façonnent la recherche mondiale de demain.

Pour bien des gens, ce forum a constitué une occasion exceptionnelle de se réunir dans un espace universitaire autochtone afin de partager des récits et de tisser des liens entre des communautés, des disciplines et des géographies différentes. Ces liens perdurent grâce à des projets bénéficiant d’un financement de démarrage, notamment une collaboration entre les scientifiques Jabulile Mzimela (Université du Zululand) et Lesedi Mashumba (Université du Botswana) sur la manière dont les systèmes de conservation au Botswana et en Afrique du Sud continuent de reproduire des formes coloniales d’exclusion, de militarisation et de dépossession des peuples autochtones.

Par ailleurs, à Genève (Suisse), le CIFAR et le Fonds national suisse (FNS) ont organisé le Forum sur l’interdisciplinarité radicale : Horizons arctiques, qui a réuni près de 40 jeunes scientifiques du Canada et de la Suisse afin de partager leurs priorités de recherche et d’établir un réseau de personnes qui se penchent sur les défis géopolitiques et écologiques interdépendants auxquels sont confrontées les régions polaires.

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