Élargir les possibilités de collaboration et d’impact par-delà les frontières

Le partenariat du CIFAR avec le Fonds national suisse (FNS) continue d’élargir les possibilités de collaboration et d’impact scientifique dans l’ensemble des programmes du CIFAR. Au cours de la dernière année, le CIFAR a organisé trois réunions de programme en Suisse, ainsi qu’un atelier sur les maladies rares et l’École sur les matériaux quantiques. Ces rencontres mènent déjà à des actions concrètes. Ce partenariat a suscité 22 demandes de subventions Catalyseur de la part de membres du CIFAR et de scientifiques suisses. Quatre projets ont ainsi été financés, témoignant des retombées de notre partenariat en matière de collaborations transfrontalières à fort impact.

L’un des projets financés récemment examine comment la croissance urbaine redéfinit les terres coutumières et collectives en Afrique subsaharienne, en Amérique du Sud et en Inde. En étudiant comment l’évolution des systèmes fonciers donne lieu à de nouvelles « métropoles rurales » et à d’autres avenirs urbains, le projet vise à éclairer la planification locale et régionale, à encadrer les scientifiques en début de carrière, à produire une publication comparative conjointe et à jeter les bases de demandes de subventions internationales de plus grande envergure.<br/>

Des solutions axées sur les données dans un monde en mutation

En collaboration avec l’Académie Helmholtz de science de l’information et de datalogie (HIDA), le CIFAR a organisé à Berlin une école d’été consacrée à la datalogie au service du climat. Cette occasion d’apprentissage collaboratif est le fruit de notre partenariat croissant avec Helmholtz-Gemeinschaft / Association Helmholtz, visant à miser sur notre collaboration existante et à favoriser une coopération plus étroite afin de stimuler la recherche innovante. L’école d’été immersive organisée par le CIFAR et HIDA a permis de former 30 personnes diplômées et stagiaires au postdoctorat souhaitant se pencher sur les défis climatiques mondiaux à l’aide de méthodes interdisciplinaires et innovantes fondées sur les données, au croisement de la datalogie, de l’IA, de la recherche climatique et de la télédétection. Parmi les membres du CIFAR qui ont pris la parole, mentionnons Stefan Bauer (membre de programme et stagiaire du programme des chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli, 2020-2022, programme Apprentissage automatique, apprentissage biologique; Université technique de Munich), qui a parlé de la causalité en IA, Ariel Furst (membre du programme des chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli, 2022-2024; Massachusetts Institute of Technology), qui a abordé la normalisation des données pour les technologies propres, et Ann Gregory (membre du programme des chercheurs mondiaux CIFAR-Azrieli, 2024-2026, programme Être humain multiéchelle CIFAR-MacMillan; Université de Calgary), qui a animé une séance sur la manière dont la génomique et la datalogie peuvent aider à dévoiler le rôle des virus dans les processus liés au climat.

Pleins feux

Le Symposium Frontières de la science Canada-Taïwan du CIFAR a marqué la première activité conjointe entre le CIFAR et le Conseil national des sciences et des technologies de Taïwan dans le cadre de notre nouveau partenariat. Tenu à Banff, cet événement a réuni un groupe diversifié de scientifiques de Taïwan et de la communauté de recherche du CIFAR afin d’explorer les liens entre l’IA responsable, la démocratie, la gouvernance et la confiance sociale. Cet événement a permis aux scientifiques en début de carrière de réfléchir à la manière dont des États démocratiques à la population relativement restreinte, comme le Canada et Taïwan, peuvent faire progresser l’innovation technologique tout en renforçant la résilience démocratique. Au fil de trois journées, les personnes participantes ont montré comment des échanges interdisciplinaires constructifs peuvent susciter de nouvelles perspectives et ouvrir de nouvelles frontières en recherche grâce à des discussions éclairées.

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